Rabbin David TOUBOUL
Bonjour à tous,
Heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison et une nouvelle année d’émissions du vendredi.
« Un rabbin ne devrait pas dire ça » mais il arrive que devant les défis qui nous attendent on se laisse gagner par un certain abattement.
L’année qui vient, 5787, s’annonce « goralit » décisive sur un certain nombre de sujets, notamment politique, avec les élections en Israël et en France.
Nous avons chacun différents projets pour cette année.
A Maayane Or nous préparons activement la fête des 30 ans de notre synagogue qui aura lieu le 18 octobre. Et encore d’autres événements que nous vous annoncerons prochainement.
Et ce chabbat, nous nous préparons pour la marche de la mémoire qui aura lieu dimanche ! Je le dis chaque année, cette marche, bien que difficile, sportive et très fatigante, me sert de préparation spirituelle pour les fêtes de Tichri… et pour le reste de l’année. Tarté machma’ comme on dit en hébreu, au sens propre, se trouver en bas de la montagne avant l’ascension est une très belle leçon d’humilité.
Gravir les 1000m de dénivelé est une grande leçon de courage.
Le faire en mémoire des Juifs, hommes, femmes, enfants, personnes âgées qui ont fui en Italie par la montagne en 1943 est une leçon d’Histoire.
La métaphore est toute trouvée, elle se trouve d’ailleurs dans le Talmud, dans le traité Souka, à propos du Yetser Hara (qu’on traduit généralement mauvais penchant, mais que les Hassidim nomment aussi le découragement) : צדיקים, נדמה להם כהר גבוה. Pour les justes, il prend la forme d’une haute montagne.
C’est à ce moment précis que les mots prononcés à trois reprises par Moché dans la paracha de cette semaine sont nécessaires : Hizkou véImtsou ! Soyez forts et courageux !
Des mots prononcés d’abord à tout le peuple avant de s’en séparer, puis par la suite à son successeur désigné, Josué.
Des encouragements, pour lutter contre le découragement qui nous gagne à l’approche d’une tâche qu’on sait devoir être difficile, longue et ardue.
Chers auditeurs, pour cette nouvelle année, je formule des vœux collectifs et particuliers.
A nous tous, je souhaite la réussite des projets dans l’union et la fraternité.
Le rétablissement de la paix. Une double paix : celle pour laquelle nous luttons face à nos ennemis extérieurs, comme celle pour laquelle nous luttons contre nous-mêmes, entre frères et sœurs. Laïques ou religieux, de droite ou de gauche, sionistes ou non, libéraux massorti ou orthodoxes, puissions-nous ne jamais oublier l’interdit biblique לא תשנא את אחיך בלבבך « n’aie pas de haine dans ton cœur contre ton propre frère ».
A chacun et chacune en particulier je souhaite évidemment du succès dans les combats que nous menons tous, chacun de notre côté : pour la santé, pour la parnassa (la subsistance), pour la famille, pour les études, pour la sérénité, pour l’équilibre entre tout cela.
Et pour cet objectif insaisissable, tellement proche, bien qu’il paraisse souvent inatteignable, mais dont la quête constitue notre principal moteur : le bonheur.
Chana Tova, bonne année 5787 à tous, et rendez-vous après les fêtes pour les actualités et les projets de Maayane Or, la synagogue massorti de Nice !